Une virée à Saint-Pétersbourg

Écrit par Marion | Le 24 janvier, 2018

Toute excitée, sac sur mon dos et les chansons du Disney Anastasia en tête, je chante : « Qu’est-ce qu’on dit ? Qu’est-ce qu’on chante Saint-Pétersbourg ? ». Et bien pas grand-chose. Récit d’un voyage en Russie un peu différent des voyages enchanteurs qu’on a l’habitude de trouver.

 

A savoir : Voyager à Saint-Pétersbourg depuis Helsinki

 

La toute première étape avant de partir en voyage, c’est de trouver comment y aller. Et par là, je parle de trouver un mode de transport. Car en effet, bien que Helsinki et Saint-Pétersbourg ne soit pas si éloignées, il n’est pas si évident de prévoir un voyage. Pourquoi ?

Saint-Pétersbourg se situe sur le côté Européen du pays, mais, nécessite cependant d’avoir un visa pour y accéder. Les démarches ne sont pas forcément compliquées pour obtenir un visa mais demandent un certain temps, et précisément à ce moment-là je n’en avais pas.

 

Une croisière spéciale sans visa existe pour les touristes du dimanche comme moi, et est effectuée par la compagnie St Petersline. Elle est disponible uniquement et seulement via cette compagnie, et les règles pour y participer sont assez strictes. On se rend compte des joies de faire partie de l’Union Européenne et de la libre circulation !

 

A savoir :

 

 – Saint-Pétersbourg se situe sur le fuseau horaire +03h00 UTM/GMT. Ce qui signifie qu’il y a +2h avec la France et +1h avec Helsinki

 – Helsinki <-> Saint-Pétersbourg = 287km

 

 – Il est impossible de rester plus de 72h sans visa en Russie

 

 – Le voyage aller et retour en visa free doivent s’effectuer uniquement avec un ferry de la compagnie (pas de retour en train par exemple)

 

 – Le passeport  est obligatoire (et oui la carte d’identité ne suffit plus !)

 

 

Sur le ferry

 

En sachant que le ferry allait être une part essentielle du voyage, on était assez impatiente de voir comment ça allait être une fois à l’intérieur !

 

Avant d’arriver jusqu’au bateau, il faut déjà passer par la douane, et ensuite re-subir des contrôles à l’entrée, où le personnel n’est pas.. disons accueillant. On a osé s’arrêter 15 secondes pour savoir si on enlevait ou non nos téléphones de nos poches pour le check des bagages, et alors quelqu’un est arrivé en nous criant « Go ! Go ! Go ! ». Effrayées, on s’est alors dépêché de vite avancer, portable en poche du coup (et on a même pas sonné).

Un personnel de bord donc très agréable.

 

 

 

Une fois rentrées, nous sommes directement allées voir notre cabine, un petit 9m² avec deux lits superposés. Une douche, des WC, petit mais fonctionnel en somme. Pas de déception à ce niveau là, c’est ainsi que ça avait été vendu.

Ensuite nous partons en expédition sur le bateau : des stands d’activités manuelles pour les enfants, une piscine à balle (j’ai eu du mal à me retenir), un duty free et de nombreux restaurants.

 

Et puis voilà.

 

C’est vrai qu’après la majorité du trajet s’effectuant la nuit, on ne pouvait pas non plus exiger une tonne d’activités pour passer le temps. Nous nous mettons alors en quête d’un restaurant, affamées. Oui on aurait pu prendre des sandwichs avant de partir, ça aurait été clairement plus malin.

Le duty free ne proposant que très peu de choses et les restaurants aux prix excessifs nous l’on fait remarqué assez rapidement. Nous avons donc fini par manger une pizza « végétarienne » (comprenez deux bouts d’aubergine et du fromage) à 13€. Assez déçues au final du rapport qualité/prix et des prestations du bateau, nous retournons en cabine pour finir la soirée.

 

C’est vers 22h que nous découvrons une nouvelle activité proposée sur le bateau : la discothèque. Non pas parce que nous y étions, enfin presque. Notre cabine se situait non loin en dessous de la salle de danse, et nous pouvions bénéficier de la soirée en restant couchées, les baffles faisant vibrer nos lits. Impossible de s’endormir tellement le bruit était fort. Loin de moi l’envie de tirer des larmes, c’était vraiment le cas. La musique s’est arrêtée vers 2h du matin. Le lendemain soir nous aurons eu le droit au même spectacle.

 

 

Saint-Pétersbourg

 

 

 

9h du matin heure locale, nous arrivons enfin à destination. Crevées mais enjouées, on se presse vers le poste de douane afin d’accéder au plus vite à l’extérieur. Au bout d’une heure (et oui), on arrive enfin à sortir, et partons en navette vers le Square St. Isaac.

Abandonnées dans un froid glacial, nous cherchons alors à nous connecter à la carte Maps préalablement chargée.. sans succès. Les tarifs internet étant plus qu’excessifs (environ 13€ TTC le Mo), impossible de l’utiliser pour nous situer. Nous partons alors à l’aveuglette dans les rues de Saint-Pétersbourg.

 

 

 

 

 

Très vite, nous tombons sur le Palais d’Hiver, qui abrite le musée de l’Ermitage, équivalent du Louvres en France, qui « se visite en plusieurs jours tellement il est grand » paraît-il. On aperçoit au travers des vitres les dorures qui ornent le plafond à l’intérieur, puis on continue notre balade.

Les bâtiments dans les rues sont tous très différents, plein de couleurs et d’ornements, et aussi avec des inscriptions, mais avec mon Espagnol LV3 je suis incapable de les traduire.

On tombe alors sur un lieu qui semble-t-il sera une future fan-zone pour la Coupe du Monde de football 2018, visiblement encore en travaux. On commence alors à désespérer de tomber un jour sur la fameuse Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé.  Mais alors se dresse au loin un monument aux couleurs rouges et or.

 

 

 

 

Quelle ne fut pas notre surprise d’ENFIN tomber sur le monument emblématique de Saint-Pétersbourg ! On se dirige donc en direction de la cathédrale, et petit à petit on constate que quelque chose n’est pas normal…

Surprise ! Il y a des échafaudages en plein sur la toiture ! Vraiment la joie.

Déçues mais pas pour autant en dépression, on cherche alors tous les points de vue possibles pour faire des photos en essayant de cacher les travaux (SPOILER : ça n’a pas marché).

Le prix d’un billet d’entrée n’était pas trop cher, mais nous avons préféré privilégier la visite de la ville, devant revenir à 15h30 au maximum au square St. Isaac pour la navette.

 

 

 

 

Plus loin se trouvait un endroit emblématique du centre-ville où nous avons décidé de nous arrêter manger. Il s’agit du Café Singer. Pour moins de 10€ à deux, on a pu refaire le plein avec une part de tarte, un chocolat chaud et des blinis tout simplement exquis.

Nous sommes ensuite tombées sur de nombreux bâtiments, mais malheureusement sans connexion internet impossible de savoir leurs noms. Ce manque de préparation nous aura peut être fait manquer beaucoup de choses.

 

Cependant, à se promener à l’aveuglette comme ça, on peut tomber sur des endroits inattendus. Le genre d’endroits où on ne serait pas allées de nous même. On a certes pas pu admirer le  fameux métro de Saint-Pétersbourg. On ne sait même pas le nom de ce qu’on a vu. Il a fait froid, moche. On s’est fait engueulées en russe par une épicière. Mais malgré tout ça, j’ai trouvé un certain charme à cette ville.

 

 

 

Coût du voyage

 

Même si la description que j’en fais n’est pas des plus favorables, voici des infos concernant le budget pour ce voyage.

La ville de Saint-Pétersbourg en elle-même n’est pas chère, les prix sont vraiment très abordables (surtout quand on vit à Helsinki).

Pour le voyage Visa free, comptez :

125€ / personne pour l’aller-retour en bateau, cabine de 9m²

– des frais bancaires pour retirer des roubles

–  généralement entre 5€ et 7€ pour un repas selon l’endroit où vous allez

 

 

Je recommande de faire la visite de la ville, même si au vu de ce que j’en raconte c’est étonnant. Mais pas de visite seul. Trouvez un guide, allez-y pendant une période estivale, et appréciez cet endroit. Saint-Pétersbourg regorge de bâtiments, d’endroits culturels qui ne demandent qu’à être découverts !

Et puis surtout, si vous en avez l’occasion, ne faites pas comme moi, prenez un visa !

2 réponses à “Une virée à Saint-Pétersbourg”

  1. Personnellement je suis partie en Russie 1 semaine en pleine été, c’était magnifique, très accueillant, il y a du monde jusque très tard dans la nuits, les gens dansent et chantent, il y a des groupes de musiques qui s’improvisent à tous les coin de rues! Alors oui il n’y a pas internet gratuit partout mais ça on était prévenu avant de partir et franchement nous couper un peu des autres ça nous a fait du bien. Pour partir en Russie il suffit d’apprendre à lire le cyrillique, rien de compliquer et avec un peu de doc (le guide du routard ou autres) c’est très simple de s’y promener je trouve (se promener a Moscou toute seule a 1h du mat’ check) Je te trouve assez négatif dans cet article et c’est vraiment dommage, c’est une ville qui m’a tellement plu que j’attends qu’une chose c’est d’y retourner et franchement en passant par une agence de voyage qui te fait tous les papiers en 2 semaines c’est vraiment bidon, pas plus de prise de tête qu’un voyage normal.

    • Marion dit :

      Salut !
      Je suis tout à fait d’accord, la Russie semble être un pays magnifique, tout autant que Saint-Pétersbourg. Je raconte simplement ici mon expérience d’une croisière avec une escale d’une journée à Saint-Pétersbourg, en visa free car voyage prévu à peine 2 semaines avant de partir.
      On m’a énormément parlé de cet esprit dans les rues, de l’ambiance, je n’ai pas eu la chance d’en profiter. Notre voyage a été une succession de malchance, entre personnel peu agréable, cabine limite, mauvais temps et travaux.
      Cependant comme je l’explique dans mon article malgré toutes ces mauvaises choses j’ai trouvé un charme fou à Saint-Pétersbourg, et j’adorerais y retourner, mais avec un guide ou un natif du pays cette fois. Et je pense aussi que le mieux est de demander un visa pour mieux en profiter, c’est simplement que je n’en ai pas eu le temps pour ce voyage.
      Mais merci d’apporter une autre vision sur cette ville que je n’ai pu voir 🙂

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